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Prix Miroir Cabinet D Essayage

C'est un lieu stratégique, et pourtant, c'est celui que l'on voit le moins. Normal, les cabines d'essayage sont souvent le seul espace intime dont disposent les clients dans leurs séances de shopping. Les enseignes ne le prennent plus à la légère. Quatre planches, un néon, un rideau et un miroir ? Surtout pas ! « C'est là que le choix se fait, c'est donc une zone à laquelle il faut porter de l'attention », avertit Antoine Brieu, directeur général de C et A France. En pleine réflexion pour réaménager ses magasins, il bichonne ces espaces. Revêtement du sol, disposition des miroirs, éclairage chaleureux et valorisant, tout est passé en revue. « On veut plus de qualitatif que dans le reste du magasin, explique Antoine Brieu. Un endroit plus calme au coeur de la tempête. »

Inspirer confiance

Leur positionnement dans le magasin obéit à une règle simple. Quand le trafic est relativement faible, il vaut mieux les poser à proximité des caisses pour faciliter le parcours du client. En moyenne, les enseignes s'en tiennent à une cabine pour 100 m2 d'espace de vente. En revanche, là où le trafic est plus fort, il faut en compter plus. Et surtout les installer à l'opposé des caisses, sous peine de voir un bouchon se former dans les allées !

Pour les hypermarchés, les tendances sont proches, même si l'environnement change la donne. « Il faut inspirer confiance aux clientes, assure Jean-Jacques Exmelin, adhérent Leclerc de Bois-d'Arcy et responsable textile auprès du Galec. L'éclairage doit donner bonne mine, il faut un siège, un miroir, des patères... »

Donner envie d'y passer du temps

Surtout, les femmes craignent souvent les voyeurs. Dans son nouveau concept de rayon textile, déployé début 2011, Leclerc a privilégié des cabines cachées par un « mur promotionnel ». Une signalétique discrète indique leur emplacement et un employé contrôle les entrées. Aussi, et ce n'est pas le cas partout, les nouvelles cabines ont un toit. C'est à ce prix-là que les clientes acceptent d'y passer du temps pour réfléchir à leur achat.

Et demain ? Si leur coût reste trop élevé, les miroirs interactifs, comme ceux de la société Apia, permettront peut-être d'améliorer l'autonomie des clients en cabine. Les vêtements munis de puces RFID sont reconnus et des informations s'affichent sur le miroir. Taille, prix, provenance, fibre, qualité... Une technologie qui pourra être mise à contribution pour conseiller des accessoires assortis. Quand on vous dit que c'est dans les cabines d'essayage que le business se fait...

1 cabine pour 100 m2

d'espace de vente, c'est la moyenne qu'il faut compter dans les enseignes spécialisées.

Pour un hypermarché de 10000 m2

l'espace textile doit prévoir entre 8 et 10 cabines d'essayage

Sources : C & A, Leclerc

Miroir, mon beau miroir, dis moi…

…comment être plus attrayant que le e-commerce?

Il était une fois, un miroir magique…, qui vous guide dans votre shopping et vous conseille, ça fait rêver non ? Que vous soyez un(e) shopping-addict ou non, vous trouverez agréable de ne pas avoir à vous rhabiller en vitesse pour aller chercher une autre taille… surtout si elle n’est finalement plus disponible… #frustration

Le e-commerce a bouleversé nos modes de vie. Nous sommes à la recherche de ce qu’il y a de plus simple, plus rapide et divertissant. C’est pour cela que les marques doivent proposer une expérience achat cohérente, en phase avec les nouvelles tendances de consommation.

Le e-commerce ne possède pas toutes qualités requises, aussi, contrairement à ce qui se dit, les magasins physiques ont leur carte à jouer. Mais il leur faut repenser l’expérience shopping.

Le retail l’a bien compris, et, depuis quelques années déjà, émergent des concepts très intéressants; comme, entre autres, l’essayage 2.0

 

Expérience shopping personnalisée grâce à la cabine d’essayage interactive

Le concept de la cabine d’essayage interactive cherche à proposer une nouvelle façon de faire du shopping; hybride entre e-commerce et shopping. Prenez ce qu’il y a de meilleur dans le e-commerce, corrigez ce qu’il y a de désagréable ou d’inconfortable dans le shopping. Vous obtiendrez cela…La cabine d’essayage interactive.

La cabine d’essayage interactive reconnait l’article dès lors que vous rentrez dans la cabine, le modèle, la taille, la couleur et même le style. Et si l’article ne vous va pas, elle peut vous en proposer un autre en appuyant tout simplement sur le miroir-écran digital.

Cette cabine d’essayage fonctionne avec la technologie des étiquettes RFID – low power radio transmitter – , qui reconnait les articles et leurs caractéristiques et transmet les informations au lecteur RFID de la cabine. Cela permet à la cabine de reconnaître instantanément l’article dès que vous rentrez dans celle-ci. Il apparaît alors sur l’écran-miroir.

Vous désirez une autre couleur ? une autre taille ? pas de problème, vous avez juste à toucher l’écran et sélectionner ce que vous désirez. Un vendeur vous apportera cet article dans votre cabine, puisqu’il recevra l’information sur son terminal. Plus besoin de sortir de la cabine à moitié dénudé pour se servir seul. Avouez que c’est plutôt plaisant…

Personnalisation de l’offre de services

Il existe différentes extensions de services à proposer à la clientèle pour personnaliser davantage l’expérience shopping.

Comme commencer par commander une boisson avant les essayages. Il faudra rentrer son numéro de téléphone, un message vous sera envoyé lorsque celle-ci sera prête. Ou encore proposer des conseils pour compléter votre look avec style…, régler la luminosité de la cabine : lumière du matin, du coucher de soleil, d’un club…

Vous pourrez également sauvegarder votre session shopping en rentrant votre numéro de téléphone, vous recevrez ensuite un lien qui vous permettra de retrouver les articles essayés.

 

C’est dans le luxe que l’on trouvera des concepts aboutis de la cabine essayage interactive. Rebecca Minkoff et son « store of the future » :

Le mur connecté du magasin Rebecca Minkoff

La marque de luxe américaine possède, entre autres, des cabines d’essayage connectées, mais pas seulement. En 2004, elle lance son « connected store » (développé avec l’entreprise Oack Labs), promettant le meilleur du monde on-line en magasin physique. Les clients peuvent flâner dans les rayons comme d’habitude, ou démarrer leur shopping via un mur connecté : un mur géant, sorte de miroir tactile, qui permet au client de rechercher les produits de la boutique. Si un article les intéresse sur ce mur, il peut tout simplement « l’ajouter à sa cabine d’essayage ». Ensuite lorsqu’il a fini sa sélection, il reçoit un message sur son téléphone portable lui indiquant dans quelle cabine d’essayage se rendre, où les articles sélectionnés l’attendent. Une fois en cabine, les articles sont automatiquement détectés, grâce aux étiquettes RFID et vous retrouverez ainsi toutes les informations.

 

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D’autres marques de luxe possèdent des cabines d’essayage interactives : Prada, qui se lance au début des années 2000, sans grand succès à l’époque. Dernièrement, c’est Ralph Lauren qui expérimente le concept dans sa boutique New Yorkaise.

 

Expérience shopping divertissante grâce au miroir virtuel à la réalité augmentée

Le miroir virtuel

Il existe une autre approche en termes d’essayage dans le retail, moins intimiste celle-ci, qui utilise des miroirs se trouvant dans les rayons. Ce dispositif a pour but d’aider les clients à déterminer quels styles et quelles couleurs leur vont le mieux d’une façon divertissante : les miroirs superposent les vêtements sur l’image du client à l’écran. Les clients peuvent ainsi se voir dans une nouvelle tenue sans changer de vêtements, sans passer par la cabine d’essayage. Ces cabines d’essayage « virtuelles » offrent un gain de temps considérable, en donnant accès quasi immédiatement à des centaines de produits en un seul lieu.

John Lewis : L’enseigne de grands magasins britanniques John Lewis, a récemment installé dans son flagship londonien deux cabines d’essayages virtuelles et connectées, dans le rayon vêtements pour femmes. Une collection de 500 vêtements et accessoires provenant de ce catalogue peut être consultée. Ainsi, les clients peuvent se constituer de véritables tenues virtuelles qu’ils peuvent choisir de s’envoyer par e-mail – des QR codes permettent de rebasculer vers le site johnlewis.com – ou de les partager sur le réseau social Facebook en vue d’obtenir des commentaires et des retours sur ces essais avant un achat potentiel.

 

La collecte des données

Cette technologie est soucieuse de satisfaire les deux parties prenantes ; d’un côté le consommateur et de l’autre les marques.  Car pour les marques, le graal c’est la collecte de données.

La cabine d’essayage connectée livre des indicateurs de performances. Grâce à la récupération des données, puis à l’analyse de celles-ci, on réajustera l’offre produit et améliorer l’expérience achat.

Parmi les indicateurs, on notera :

  • La popularité des produits : la détection automatique permet d’identifier les produits les plus essayés et les ventes finalement réalisées.
  • La mesure du temps passé en cabine, du taux de transformation.
  • La gestion des stocks : grâce à la RFID, la gestion des stocks est facilitée et en temps réel.
  • L’identification de problème de sizing : ajustement des coupes des modèles afin d’augmenter le taux de conversion. Un jean est essayé en 34 mais acheté en 36, c’est qu’il y a un problème de sizing.
  • Les ventes additionnelles générées : grâce à la logique de « push » c’est-à-dire proposer des produits en complément de celui initialement choisi par le client.
  • L’identification des heures de “trafic” en cabine d’essayage et la planification des équipes en conséquence.

Et bien d’autres encore…

 

L’essayage est un moment clé du shopping. C’est une étape précieuse qui différencie l’achat in store de l’achat sur interne, qu’il ne faut pas négliger. Il permet non seulement de voir si un produit nous va, de savoir si on se sent bien dans un vêtement, mais aussi de collecter des données précieuses. Et il existe bien d’autres choses à développer.

Ils vécurent heureux car ils réinventèrent shopping in store …

Passionnée par les tendances en général, en d'autres termes, comprendre tout ce qui est nouveau. J'ai une affinité particulière pour tout ce qui est beau et qualitatif. Aussi, je m'intéresse au #design#innovation#luxe#mode#beauté#voyage#gastronomie...beaucoup de choses donc...